Pourquoi la définition de la communication varie selon les contextes
Une notion en constante évolution selon le contexte
La définition de la communication n’est jamais figée. Elle évolue selon le contexte dans lequel elle s’inscrit. En entreprise, la communication prend des formes multiples : communication interne, communication externe, communication de groupe ou encore communication de masse. Chaque type de communication répond à des besoins spécifiques et implique des processus différents.
Dans le domaine des sciences de l’information et de la communication, plusieurs modèles ont été proposés pour expliquer la transmission du message entre un émetteur et un récepteur. Le modèle Shannon-Weaver reste une référence pour comprendre la circulation de l’information et l’importance du code utilisé, qu’il s’agisse de communication verbale, de langue des signes ou d’autres formes de langue.
Des facteurs qui influencent la définition
- Le contexte organisationnel : Une communication d’entreprise ne se conçoit pas de la même façon dans une PME ou dans un grand groupe international.
- Le type de relation : La communication interpersonnelle diffère de la communication de groupe ou de la communication de masse.
- Les objectifs poursuivis : Informer, convaincre, fédérer ou encore gérer des relations internes et externes.
- Les outils et supports : L’évolution digitale transforme les formes de communication et les processus de transmission du message.
La fonction de la communication dans l’entreprise s’adapte donc en permanence. Elle doit tenir compte du feed-back, du choix du code et du contexte pour garantir une circulation efficace de l’information entre les différents acteurs.
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Les principales approches de la communication en entreprise
Comprendre les modèles clés de la communication en entreprise
La communication en entreprise s’appuie sur plusieurs approches issues des sciences de l’information et de la communication. Ces modèles permettent d’analyser comment un message circule entre un émetteur et un récepteur, en tenant compte du contexte, du code utilisé (langue, signes, symboles) et du canal de transmission.
- Le modèle de transmission : Inspiré par le schéma émetteur-récepteur, ce modèle met l’accent sur la transmission du message, le codage, le décodage et le feed back. Il est souvent associé au modèle de Shannon-Weaver, qui analyse les perturbations possibles dans la transmission d’informations.
- La communication interpersonnelle : Ici, la relation entre les individus prime. L’échange d’informations se fait à travers des formes de communication verbale et non verbale, influencées par la relation, le groupe et le contexte.
- La communication de groupe : Cette approche s’intéresse aux dynamiques de groupe et à la circulation de l’information au sein d’une équipe ou d’un collectif. Elle met en avant l’importance des interactions et des codes partagés.
- La communication de masse : Elle concerne la diffusion d’un message à un large public, souvent via des médias externes. Les enjeux de code, de langue et de compréhension sont ici majeurs pour garantir l’efficacité de la transmission du message.
Chaque modèle répond à des besoins spécifiques de l’entreprise et influence la définition même de la communication. Par exemple, la communication interne privilégie souvent la clarté et la rapidité de la transmission, alors que la communication externe met l’accent sur l’adaptation du message au public cible.
La diversité des formes de communication (verbale, non verbale, écrite, visuelle, langue des signes) oblige à adapter les pratiques selon le contexte et les objectifs. Pour approfondir la compréhension des parcours de communication en entreprise, il peut être utile de consulter ce guide sur le parcours TOFU-MOFU-BOFU en communication d’entreprise.
En résumé, choisir le bon modèle de communication, c’est optimiser la transmission du message et renforcer les relations au sein de l’entreprise, tout en tenant compte des spécificités de chaque situation.
Communication formelle et informelle : définitions et enjeux
Comprendre les dynamiques formelles et informelles dans l’entreprise
Dans toute entreprise, la communication ne se limite pas à la transmission d’un message entre un émetteur et un récepteur. Elle prend différentes formes, influencées par le contexte, la fonction des acteurs et la nature des relations. On distingue généralement deux grandes catégories : la communication formelle et la communication informelle. La communication formelle s’appuie sur des codes précis, des canaux officiels et des processus structurés. Elle est souvent associée à la communication interne, mais aussi à la communication externe, notamment lorsqu’il s’agit de transmettre des informations stratégiques ou institutionnelles. Les modèles classiques, comme celui de Shannon et Weaver, illustrent bien cette transmission linéaire de l’information, où chaque étape – de l’émetteur au récepteur – est encadrée et mesurable. Ce type de communication utilise fréquemment la langue écrite ou la communication verbale lors de réunions, notes de service ou rapports. À l’inverse, la communication informelle se développe en dehors des circuits officiels. Elle circule entre les membres d’un groupe, souvent de manière spontanée, par des échanges interpersonnels, des discussions de couloir ou des messageries instantanées. Cette forme de communication joue un rôle clé dans la diffusion rapide d’informations, la création de liens et la gestion des relations au sein de l’entreprise. Elle s’appuie sur la confiance, la proximité et parfois sur des codes implicites, comme la langue des signes ou des gestes, qui échappent aux modèles stricts de la transmission du message.- Communication formelle : structurée, traçable, essentielle pour la transmission d’informations officielles et la définition des rôles.
- Communication informelle : flexible, rapide, favorise la cohésion du groupe et l’adaptation au contexte.
La communication interne versus externe : deux réalités complémentaires
Deux dynamiques complémentaires au service de l’entreprise
Dans le contexte de la communication en entreprise, il est essentiel de distinguer la communication interne de la communication externe. Chacune possède ses propres fonctions, codes et enjeux, mais toutes deux participent à la transmission du message et à la construction des relations, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du groupe.
- Communication interne : Elle vise principalement les collaborateurs, les équipes et les différents services. Son objectif est de favoriser la circulation de l’information, de renforcer la cohésion du groupe et de clarifier les rôles. La communication interne s’appuie sur différents types de communication, qu’elle soit verbale, écrite ou digitale. Elle utilise des canaux adaptés au contexte et au modèle de l’entreprise, tout en prenant en compte le feed back pour ajuster le processus.
- Communication externe : Elle s’adresse aux parties prenantes externes comme les clients, partenaires, médias ou institutions. Ici, le message doit être adapté au code et à la langue du récepteur, en tenant compte du contexte et des attentes spécifiques. La communication externe contribue à l’image de l’entreprise et à la transmission d’informations stratégiques vers l’extérieur.
Ces deux formes de communication, bien que distinctes, sont interdépendantes. Une information mal transmise en interne peut impacter la qualité de la communication externe, et inversement. Le modèle émetteur récepteur, inspiré des sciences de l’information, rappelle l’importance de la clarté du message, du choix du canal et de la prise en compte du feed back pour assurer une transmission efficace.
Dans la pratique, la frontière entre communication interne et externe tend à s’estomper, notamment avec le développement des outils digitaux et des réseaux sociaux. Les communications de masse, la communication de groupe ou la communication interpersonnelle s’entremêlent, rendant nécessaire une définition claire des rôles et des processus pour chaque type de communication.
La maîtrise de ces dynamiques complémentaires permet à l’entreprise de renforcer sa cohérence, d’optimiser la circulation de l’information et d’améliorer ses relations avec l’ensemble de ses publics.
L’importance de la clarté dans la définition des rôles de communication
Clarifier les missions pour une communication efficace
Dans l’entreprise, la clarté des rôles liés à la communication est essentielle pour garantir la bonne transmission du message. Chaque fonction, qu’il s’agisse de communication interne ou de communication externe, doit être précisément définie. Cela permet d’éviter les confusions entre émetteur et récepteur, et de fluidifier le processus de circulation de l’information. La communication, qu’elle soit verbale ou non verbale, repose sur un modèle où chaque acteur a un rôle spécifique. Par exemple, le modèle de transmission du message, souvent illustré par le schéma émetteur-récepteur, montre l’importance de bien identifier qui produit l’information, qui la reçoit, et comment le feed back est intégré. Ce modèle, largement étudié dans les sciences de l’information, met en avant la nécessité d’un code commun, qu’il s’agisse de langue, de signes ou de tout autre système partagé au sein du groupe.- Une définition claire des rôles évite les doublons et les pertes d’informations.
- Elle facilite la coordination entre les différentes formes de communication (interne, externe, de masse, interpersonnelle, de groupe).
- Elle permet d’adapter le type de communication au contexte et aux objectifs de l’entreprise.
Adapter la définition de la communication aux nouveaux défis digitaux
Réinventer les codes de la communication à l’ère digitale
La transformation digitale bouleverse les modèles classiques de transmission du message en entreprise. Les frontières entre communication interne et communication externe deviennent plus poreuses, tandis que les formes de communication se diversifient. Aujourd’hui, le processus de communication ne se limite plus à un simple échange entre émetteur et récepteur. Il s’agit d’un flux continu d’informations, où le feed back instantané et la multiplicité des canaux modifient la relation au sein du groupe et avec l’extérieur.
- Multiplication des types de communication : la communication verbale, la communication interpersonnelle, la communication de groupe ou encore la communication de masse coexistent désormais avec des outils digitaux qui imposent de nouveaux codes.
- Adaptation du modèle : le modèle de transmission du message, inspiré des sciences de l’information, doit intégrer la rapidité, la fragmentation et la personnalisation des échanges. Les principes issus du modèle Shannon-Weaver restent pertinents, mais ils doivent être enrichis pour prendre en compte la complexité des interactions numériques.
- Évolution des fonctions de communication : la fonction communication en entreprise doit désormais maîtriser la gestion de l’information sur plusieurs plateformes, la cohérence du code utilisé (langue, signes, symboles) et la capacité à adapter le message au contexte et à la cible.
Les nouveaux défis pour les communicants
Face à la digitalisation, la définition de la communication en entreprise s’élargit. Il ne s’agit plus seulement de transmettre une information, mais de créer une relation durable avec les parties prenantes, internes comme externes. Cela implique :
- Une veille constante sur les évolutions des sciences de l’information et de la communication
- La prise en compte de la diversité des groupes et des langues, y compris la langue des signes et les codes propres à chaque communauté
- L’intégration de nouveaux outils pour mesurer l’efficacité des communications et ajuster les stratégies en temps réel
En résumé, la communication d’entreprise doit continuellement adapter ses définitions, ses modèles et ses pratiques pour rester pertinente dans un environnement digital en perpétuelle évolution. Cette agilité est essentielle pour garantir la clarté, la cohérence et l’impact des messages transmis, tout en renforçant les relations et la confiance au sein de l’organisation et avec ses publics.